Eternellement

Publié le par Dantris

 

Nulle part les cendres

N’ont de lumière autant qu’ici,

Ce qui s’éteint pour d’autres

Est pour lui toujours en flammes.

 

Loin de tout, de toi,

Il garde présent l’incendie,

Du souvenir, de toi, sa femme.

 

Dans les braises, son souffle

Remet en forme le passé,

La mémoire vivace

Donne corps à l’oubli.

 

Maquillée magnifique,

La mort aussi embellit

Ces instants défunts

A sa demande invités.

 

Les dagues du temps

N’ont crevé que de l’air,

Sa poitrine bat d’une force

Océane en colère.


Dans sa chair sommeillent,

Sereines, vos chimères

Que demain voudrait bien

Dérober encore à hier.

 

Dans son salon, la tristesse n’existe pas,

Sa nuque est un rempart à l’horizon.

Derrière lui, il sent veiller encore

L’éclat...

...de vos amours aux cinq saisons.

 

 

Publié dans Poésie

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